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Tuesday, July 24, 2012

Ma Bonne par Zalfa Naufal

Les employees de maison dans notre pays sont a plaindre. Passeport confisque, chambre a coucher pour schroumpfette, maitresse de maison insatisfaite, enfants pourris-gates; il est dur de frotter les cuvettes de WC dans ce cher pays ou se faire verser un verre d’eau sur un plateau est considere comme un signe de succes. “Ma bonne”, disent-elles, en plus. Non seulement contente d’utliser un terme pejorative, elles considerent l’employee comme une propriete. De plus, l’employee de maison n’a souvent pas droit a un jour de conge/sortie car les employeurs craignent des rencontres avec le sexe oppose. Elles sont donc prier de pratiquer l’abstinence. A ce prix-la, le couvent serait plus folichon.


Tout cela dit, une question qui en dit long sur notre culture est a poser: Pourquoi ne trouvent-on pas des employees de maison libanaise

Yes Madam par Mademoiselle Mirza


Qui a des qualités conformes a ce qu’on attendait de lui

Généreux, qui fait le bien
Altruiste

Ca, c’est dans Wiktionnaire. Dans le petit Larousse illustré : itou. Nulle part je n’ai lu esclave. Qu’on exploite. A qui on confisque le passeport. A qui on interdit de se servir dans le frigo. Qu’on enferme a clé quand on sort, de peur que –la garce !- ne reçoive son mec ou un voleur. « Mais !? et s’il y avait le feu ? » « Qu’elle crève, mais qu’on ne touche pas a mes bijoux ! ».

Ma bonne ? Elle m’a élevée. Elle m’a nourrie lorsque je criais : « Aminaaaa ! Cerelac ! ». Elle garde mes enfants ; c’est elle qui supporte leur sale caractère. Elle me masse le cou quand j’ai passé une mauvaise journée.

Elle est ma mère, mon infirmière, ma béquille.

Merci Chandra, Amina, Lata, Maria… et toutes les autres.

merci.
et pardon.

Fight for my Freedom par Olivier Gasnier Duparc



En ces temps post printemps révolutionnaires, il est bon de se rappeler que nous aussi au Liban avons connu notre révolution, dite du cèdre, en 2005. Et nous voulons profiter de cette tribune pour rappeler le rôle primordial joué par les « gens de maison ». Ceux qui, dans le froid hivernal du soleil de Mars, préparaient les thés et cafés pour les retours des cedro-révolutionnaires, ceux qui, entre l'achat des cigares de Monsieur et la vaisselle de Madame, devaient trouver le temps de repasser les tenues camouflage des guerriers en Ray Ban, et ceux qui, dans le danger constant des rassemblements pacifiques, portaient haut les affiches contestatrices « Madam want Syria out ».
« Come Marguerite, we go fight for my freedom.
-Yes Madam. »