Thursday, April 7, 2011

La Furie des Glandeurs dans le quotidien "Al-Akhbar" Le Vendredi 8 avril 2011


Éditorialiste invité au Numéro 1 . Alexandre Medawar


La Furie des Glandeurs . Édito ''Beyrouth Bobo''

On m'a mis en garde : pas de politique ni de religion, lâche-toi sur le reste. Dommage, j'adore la politique et la religion, les deux mamelles du crime et de la bêtise bien partagées par les chefs de tribus et de clans au Liban. Non, vraiment dommage, on aurait pu parler des menaces de jugement international, des espions homosexuels, de déstabilisation, des bombes par-ci par-là, de curés pédophiles, de muezzines sodomites, de mains coupées et d'achat d'armes en cachette. Bon, j'arrête, sinon on va être censuré. Revenons donc au sujet du jour…

J'ai retourné le bourgeois-bohèmes beyrouthin dans tous les sens, je l'ai pressé pour voir s'il en sortait du jus, j’ai fouillé dans ses poils, j'ai mis mon doigt dans ses trous puis j'ai reniflé, j'ai gratté son mucus que j'ai observé avec une loupe, celle de mon couteau suisse. Ca n'a rien donné de spécial. Le bobo est un bourgeois comme les autres. Le côté bohème, c'est un concept marketing pour mieux identifier celui ou celle qui remplacera son iPhone 4 par un iPhone 5 au premier jour de sa sortie, pour développer des visuels cool et légèrement subversif autour de la nouvelle collection de Diesel, ou encore pour calibrer d’une manière pointue et authentique la communication sur les bienfaits du Quinoa et du slowfooding. Tout au plus, le côté bohème revendiqué du bobo est juste un petit coup de gueule bien dirigé par les post soixante-huitards pour faire chier les vieux cons qui partent à la retraite. Bref, le bobo est sans intérêt paléontologique, agronomique, culinaire ou philosophique (le reste, je m’en torche). On en chope donc deux ou trois qui traînent entre Clémenceau et Mar Mikael, on les énuque d’un coup sec puis on les fout sur dans un bocal de formol. Et hop, on range le bocal à côté de ceux contenant les autres spécimens de la modernité : le révolutionnaire, le babacool, la féministe non épilée, le syndicaliste, l’alter-mondialiste, le branché, le métro-sexuel, le martyr, la MILF porno-chic, l’eco-warrior, l’intermittent du spectacle, le consultant, le décroissant, le trader, le pro-palestinien, l’anti-occidental et le queer. Belle collection de branleurs. A qui le tour ?

Alexandre Medawar

Wednesday, April 6, 2011

La Furie des Glandeurs dans ''L'Orient Le Jour Littéraire'' Jeudi 7 avril 2011



La Furie des Glandeurs dans ''Le Commerce Du Levant'' Mardi 5 avril 2011

La Furie des Glandeurs: Nouveau fanzine sur la place libanaise
(Le Commerce Du Levant)


Zeina Bassil et Wissam Eid, tous les deux illustrateurs, se sont rencontrés sur les bancs de l’Alba. « Nous avions l’habitude de travailler ensemble, racontent-ils, et nous avions envie de faire un projet en commun. »

De là est né La Furie des Glandeurs, fanzine* de bandes dessinées qui sera officiellement lancé ce vendredi 8 avril à la libraire Papercup de Mar Mikhaël, où Zeina travaille en parallèle de ses études. « Nous traitons de tous les  sujets de société libanais, mais nous refusons de toucher à la religion et la politique », explique la jeune femme.

Au Liban, il n’existe pas d’éditeur de bande dessinée, « car c’est difficilement rentable », affirme Wissam Eid. L’objectif de la paire est donc de fournir « une plateforme pour  tous les illustrateurs libanais talentueux et de contribuer au développement de la bande dessinée locale ».

La première édition du fanzine regroupe sur 12 pages autour du thème Beyrouth Bobo les œuvres en français, anglais et arabe, de six illustrateurs (dont les deux créateurs), et le texte d’un éditorialiste invité, Alexandre Medawar.  La présence d’un thème pour chaque numéro est ce qui différencie La Furie des Glandeurs de Samandal, l’autre publication libanaise de bandes dessinées.

« Nous approchons les illustrateurs, débutants ou professionnels et leur soumettons le thème que nous avons choisi, expliquent les deux amis; ceux intéressés apportent leur contribution volontaire,  ils sont contents d’avoir un moyen de publication. »

Le but est de publier le fanzine tous les deux mois environ. Imprimé à 1 000 exemplaires, il est vendu à 3 000 livres libanaises à Papercup et à al Burj (au centre-ville). Les frais encourus, essentiellement d’impression (moins de 700 dollars) sont couverts par la vente de la quatrième de couverture à différentes personnes ou sociétés qui y mettent leur publicité sous forme de carte de visite.

 « Il nous a fallu 9 mois de gestation avant de lancer le projet, racontent Zeina et Wissam. Beaucoup de personnes ont essayé de lancer des fanzines et ça n’a pas marché, car ils ne pensaient pas marketing et financement. Il faut que ça tienne dès le début ».

A terme, les deux partenaires souhaitent enregistrer la société, attirer les annonceurs,  rémunérer les illustrateurs, augmenter le nombre de pages et étendre le réseau de distribution : « Nous allons approcher le Beirut Art Center et le musée national, ainsi que les grandes librairies type Antoine et Virgin. Nous allons également essayer de toucher les illustrateurs libanais qui sont à l’étranger, et augmenter la part de texte ».

*Un fanzine (contraction de fanatic magazine) est une publication imprimée périodique ou apériodique, institutionnellement indépendante, créée et réalisée par des amateurs passionnés pour d'autres passionnés.


Marie-Josée Daoud

'Beyrouth Bobo' . Raed Charaf

Raed, son pote et sa mitraillette visitent les bars bobos de Hamra.

Visitez son blog: Carnets du 8ème étage



'Beyrouth Bobo' . Zeina Bassil

Bienvenue chez les bobos!
Où ils vivent et comment? découvrez l'écosystème de nos amis

Visitez son site: Zenobie


'Beyrouth Bobo' - Joseph Kaï

Joseph Kaï revisite les bobos à travers les caractères de Bobhomme et Bobemme

Visitez son blog: Joseph Kaï



'Beyrouth Bobo' . Wissam Eid

Wissam entasse les expressions, les icônes, les clichés bobo dans son Shawarma géant. Une bouchée de bobo?

Visitez son blog: blog wissam eid



'Beyrouth Bobo' . Wassim Maouad

Wassim n'a pas froid aux yeux et enquête sur les bobos à travers Marcel Duracel.

Visitez son site: http://fungusworkshop.com



'Beyrouth Bobo' Couverture . Bahij Jaroudi

Bahij Jaroudi nous a fait le plaisir d'illustrer la couverture du Numéro 1 de La Furie des Glandeurs.


Visitez son blog: Ze blog of the blog.